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  • Marie-Eve

Quand peut-on se dire écrivain-e?

Mis à jour : 6 juin 2019

C’est aussi simple que : on est écrivain-e dès qu’on écrit de manière régulière. C’est du moins la réponse que donne Julia Cameron dans The Artist’s Way.

Une vision carriériste de la littérature

Nous vivons pourtant dans une culture qui promeut une validation carriériste de l’art. Ainsi, l’écrivain-e est celui ou celle qui a été publié-e.

Bien sûr, c’est important. Ne nous mentons pas : on aimerait aussi écrire pour être lu. Mais, si le talent reconnu est une bonne chose, que doit-on faire quand cela ne nous arrive pas ? Que faire quand on n’est pas publié ? Ou qu'on a peur de faire lire ses textes ? Est-ce que tout cela invalide le travail accompli?

Que faire face au rejet?

Dans son podcast Magic Lessons, épisode 204, Elisabeth Gilbert répond à une jeune femme qui a été refusée douze fois à un Master d’écriture (ou Master of Fine Arts, ou MFA) à l’université et qui se demande si elle peut encore légitimement se déclarer poétesse. Gilbert l’invite alors à considérer le fait que la poésie est un art bien plus ancien que l’écriture elle-même; il y avait des poètes et des poétesses bien avant les diplômes.

La seule autorité, c'est votre travail

Ainsi, il faut mettre en perspective l’autorité d’un papier (le MFA) établi il y a quelque huitante ans et limiter son pouvoir de décider si, oui ou non, on est poète-esse/écrivain-e-/artiste.

Il est donc bon de comprendre que, même si se confronter au monde en montrant ses textes est important, la seule autorité qui légitime ce statut est vous-même. Seul vous voyez ce que vous voyez, sentez ce que vous sentez. Seul vous entendez cet appel profond à écrire, à raconter votre expérience du monde, quelle qu’elle soit. Se mettre au travail, encore et toujours, est la meilleure chose à faire.


# écrivain # légitimité

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