59 Chemin du Levant 1005 Lausanne, Suisse

+41786363500

©2019 by Écrivain-E. Proudly created with Wix.com

Mon histoire 

Le besoin constant et absolu de m'exprimer

La chose dont j’ai le plus peur, après la mort d’un proche ou de moi-même (soyons honnête), c’est d’un contrat à durée indéterminée. Je n’ai pourtant pas peur de l’engagement. Mais, dans le milieu professionnel, ce type de contrat signifie pour moi sécurité, mais aussi enfermement, stagnation, muselage de la créativité.

Et pourtant j’ai essayé de m’y faire ! Mais je ne peux pas imaginer ne pas me sentir totalement libre dans ce que j’entreprends. Et aussi, je n’ai jamais trouvé d’emploi qui soit calibré parfaitement pour ce que je voulais inventer.

Ce que je veux, c’est travailler dans les domaines de la littérature et surtout de l’écriture, avec ce qu’elle contient comme aspects créatifs, liés à l’intériorité d’une autrice ou d’un auteur. C’est cette démarche qui me passionne et que je pratique depuis que je sais écrire, depuis que, quelque part vers 1988, mon père m’a donné sa vieille machine à écrire. Enfant, j’aimais aussi écrire dans le noir, quand mes parents avaient éteint la lumière dans ma chambre et qu’il était l’heure de dormir. D’une très grosse écriture, qui parfois débordait sur le coussin où était posé le petit carnet à anneaux, je racontais mes journées. Je n’étais jamais aussi heureuse que quand on nous demandait, à l’école, de rédiger un texte, une composition. Je me sentais alors parfaitement dans mon élément, libre de m’exprimer comme je voulais.

C’est ce que j’ai toujours demandé, et ce pour quoi j’ai œuvré, tout au long de mon existence de bientôt quarante ans, et pas toujours en étant consciente de ça: la liberté totale de m’exprimer. C’est pourquoi, au début de ma vie professionnelle, enfermée huit heures par jours dans un bureau à faire de l’administratif, je dépérissais. Je me disais alors : Tout ça pour ça ? Ces rêves, ces études, pour finir là ? La découverte de Rimbaud à seize ans, ses fugues, son idéal poétique ; les chocs comme Agota Kristof, lue en une nuit (La trilogie des jumeaux) ; les amours profondes, Proust, Camus, Woolf, Rivaz, Dürrenmatt, Bille (Corinna, pas Edmond), et tant et tant d’autres. Je sais que certain-e-s aiment ça, le travail soigné, attentif aux détails, sortir de là avec le sentiment d’avoir fait son devoir, d’avoir fait les choses bien. Pas moi.

Plus tard, lorsque j’ai enseigné la littérature française, j’ai fini par me sentir à l’étroit aussi, alors même que j’y étais beaucoup plus proche de mon domaine de prédilection.

Alors je me suis dit : il faut créer, inventer son propre métier, en accord avec sa vocation. C’est très en vogue, n’est-ce pas ?, cette idée que chacun-e est fait-e pour quelque chose. Find your life’s purpose. Hé bien, dans ce cas, je suis le mouvement. Je choisis de créer une activité qui me ressemble, qui rassemble mes rêves, mes aspirations, mon parcours, mes combats, mes expériences, mes questionnements incessants, mon envie d’apprendre, mon envie d’aider, de changer le monde.

Voilà mon pedigree : études de lettres à l’université, français, philosophie, anglais. Deux prix littéraires à l’adolescence (école, canton), beaucoup, beaucoup de textes écrits, beaucoup de doutes, des années d’errance, mais toujours, toujours cette obsession : écrire. Cinq ans de cours de théâtre. Plus de dix ans dans l’enseignement du français, dont six dans l’enseignement supérieur. Une haute école pédagogique et un diplôme d’enseignante. Une spécialisation en écriture créative, de nombreux ateliers d’écriture suivis et donnés, à des publics très divers. Une étude constante des questions liées à l’écriture, à la créativité, à l’élaboration d’un texte. Une longue psychothérapie parce que l’introspection me passionne et que je sais que bien écrire, c’est aussi travailler sur soi (contrairement au mythe qui veut que l’écrivain-e soit torturé-e). Une pensée claire, une bonne connaissance de soi, ses émotions reconnues, ses désirs énoncés, tout cela participe à l’élaboration d’un texte puissant et efficace.  

Je suis donc spécialiste à la fois des questions techniques (langue, style, structure…) au sujet d’un texte, mais aussi des techniques d’écriture en lien avec le travail d’introspection qui les accompagne.

Mes écrivain-e-s préféré-e-s (quelques un-e-s, car il y en a trop) sont: Patricia Highsmith, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood, Yvette Z’graggen, Kazuo Ishiguro, Elena Ferrante, Toni Morrison, Annie Ernaux, Alice Rivaz, Stefan Zweig, Patti Smith, Stephen King, Arto Paasilinna, Guillaume Apollinaire, Virginie Despentes, Emily Dickinson, Jonathan Coe… Ce qui est essentiel dans ma vie, c’est l’art en général : j’ai aussi de grandes affinités avec les arts plastiques, la danse, le théâtre et la musique. L’écriture, c’est seulement celui qui m’est le plus accessible, le plus évident. Celui qui me parle de la manière la plus directe.

Enfant de la télé pour le meilleur et pour le pire, je suis également fortement imprégnée par la popculture, des séries de mon adolescence aux fictions d’une qualité narrative remarquable que l’on voit aujourd’hui sur d’autres canaux. Je suis aussi fan de RuPaul Drag Race que de Tracks sur la chaîne Arte. Je lisais des blogs au début des années 2000, je suis aujourd’hui beaucoup de vidéastes web dont la créativité et l’intelligence m’étonnent tous les jours.


Je ne suis pas parfaite, j’ai le parcours que j’ai. Je dis seulement ceci : je veux aider des gens comme moi, celles et ceux qui se sentent appelés mais à part, et j’y mettrai tout mon cœur.

Bienvenue sur Écrivain-E, le site pour les autrices et auteurs qui sortent des sentiers battus et qui remettent en question la plus petite des évidences. Qui ne se sentent à l’aise que lorsqu’elles sont libres de s’exprimer entièrement. Et de toute leur âme.